Sarah est la 1Ăšre Ă  avoir fait appel Ă  Wonderparents.fr pour ce qui sera sa troisiĂšme garde partagĂ©e ! Elle se confie sur son expĂ©rience de Wonder Maman de deux enfants de 8 ans et 3 ans, et sur celle de chef d’entreprise. đŸ‘©đŸ»â€đŸ’Œ

Sarah m’a accueillie dans son bureau du 9Ăšme arrondissement, Ă  15 minutes Ă  pieds de chez elle (ce qui lui permet de travailler le plus tard possible ou de rentrer assez vite, au choix !). Il s’agit des locaux de l’agence Spöka qu’elle a fondĂ© il y a de ça une dizaine d’annĂ©es. Sarah est une bosseuse, fonceuse, et lorsqu’elle s’est rendu compte que les agences de communication en place n’étaient pas armĂ©es pour rĂ©pondre aux besoins grandissants des marques face aux dĂ©buts de l’internet grand public, elle n’a pas hĂ©sitĂ© Ă  se lancer !

CĂŽtĂ© face: une Wonder Maman super coolÂ đŸ™†đŸ»

J’ai senti lorsque je lui ai demandĂ© de me parler d’elle que ce n’était pas le sujet qu’elle avait le plus l’habitude d’aborder, mais elle a tout de suite Ă©tĂ© plus Ă  l’aise lorsque je lui ai demandĂ© de me parler de sa famille. D’abord il y a Sidonie, sa fille de 8 ans, puis il y a Darius (bientĂŽt 3 ans) et il y a son mari, lui aussi chef d’entreprise. S’il fallait dĂ©crire sa famille en trois mots ? “Rigolote, trĂšs active et gentille”. Depuis maintenant 2 ans ils ont choisi de dĂ©mĂ©nager du 18Ăšme arrondissement au 9Ăšme, quittant ainsi les trottoirs Ă©troits et rues pavĂ©es si peu pratiques pour circuler en poussettes ! Ses sorties de prĂ©dilection ? L’avenue de Trudaine qui est fermĂ©e aux voitures le dimanche: poussette, rollers, skate, vĂ©lo, trottinette.. peuvent y circuler sans problĂšme. Elle recommande Ă©galement le square St George pour les plus petits, qui est trĂšs mignon !

S’il fallait dĂ©crire sa famille en trois mots ? Rigolote, trĂšs active et gentille.

CĂŽtĂ© pile: la chef d’entreprise !Â đŸ‘©đŸ»â€đŸ’Œ

J’embraye ensuite sur un sujet plus sĂ©rieux, qui est celui de la difficultĂ© pour une femme (qui plus est Maman !) de diriger sa sociĂ©tĂ© et de jongler entre vie professionnelle et personnelle. Et lĂ  Sarah souligne que oui, c’est un dĂ©fi mais que nous avons la chance en France d’ĂȘtre plutĂŽt bien accompagnĂ©(e)s.. Elle par exemple a trouvĂ© sa nounou aprĂšs 2 mois d’arrĂȘt, et aujourd’hui cela fait 8 ans (et 3 gardes partagĂ©es diffĂ©rentes!) qu’elle a intĂ©grĂ© la famille. Parfois encore aujourd’hui c’est sport de tout gĂ©rer, mais comme elle le dit si bien la vie c’est un peu ce qu’on en fait et c’est rarement facile; tout est question d’organisation alors, “faut y aller !!”. Son mantra: tracer sa route sans se mettre trop la pression. Au final elle se dit plutĂŽt chanceuse parce qu’elle n’a jamais ressenti le fait d’ĂȘtre mĂšre comme un frein Ă  sa “carriĂšre”, ou comme une nouvelle identitĂ© Ă  endosser face Ă  ses collaborateurs. Au travail elle se sent comme une personne Ă©panouie, qui trace son sillon !

Sarah et la garde partagĂ©e: la solution qu’elle recommande đŸ‘đŸ»

Comme beaucoup de parents Sarah n’avait pas obtenu de place en crĂšche pour sa fille. Elle a dĂ©couvert ce mode de garde alternatif en rĂ©pondant Ă  des petites annonces, avec d’abord une premiĂšre rĂ©ponse qui n’a rien donnĂ© (mauvais feeling au tĂ©lĂ©phone), puis une deuxiĂšme d’une famille qui avait une super nounou Ă  partager: c’est lĂ  que tout a commencé ! La garde partagĂ©e s’est imposĂ©e comme un moyen idĂ©al de compenser son emploi du temps et ses horaires variables grĂące Ă  une nounou comprĂ©hensive qui venait garder les petits Ă  son domicile. De la souplesse donc, mais aussi un cĂŽtĂ© rassurant: il y a moins d’enfants que chez une assistante maternelle travaillant Ă  son domicile, et faire garder son enfant chez soi quand il est si petit c’est le laisser dans un environnement connu et sĂ©curisant. Pour elle si les deux familles et la nounou s’entendent cela ne peut que fonctionner ! Sa fille Sidonie est ainsi toujours en contact avec les enfants de la premiĂšre famille avec qui ils avaient initiĂ© une garde partagĂ©e, bien que celle-ci ait dĂ©mĂ©nagĂ© en Suisse: ils sont mĂȘme allĂ©s leur rendre visite pendant les vacances


Je demande Ă  Sarah si elle a des conseils pour les parents qui seraient nouveaux Ă  tenter ce mode de garde puisqu’elle l’a testĂ© avec 3 familles diffĂ©rentes en 8 ans, elle me dit en avoir deux:

  1. Accorder autant d’importance Ă  la sĂ©lection de la famille qu’à celle de la nounou ⚠
    En effet il peut y avoir des divergences de rĂšgles et d’éducation qui peuvent donner lieu Ă  des prises de bec Ă©vitables. Par exemple, des divergences dans l’alimentation de chaque enfant crĂ©eront des difficultĂ©s au quotidien. Si la famille A donne des bonbons au goĂ»ter quand les parents de la famille B privilĂ©gient une alimentation sans sucres, ça ne peut que crĂ©er de la frustration ou de l’incomprĂ©hension chez l’enfant. Il est donc important de bien se mettre d’accord en amont pour adopter des rĂšgles communes, qui s’étendent au management de la nounou. Les deux familles sont co-employeurs de celle ci et pour un bon fonctionnement il faut l’intĂ©grer dans ce “contrat de confiance”. Pour Sarah sa nounou fait quasiment partie de la famille, aussi elle n’envisagerait pas de la traiter comme une “simple” employĂ©e Ă  noter chacun de ses retards, mĂȘme si certaines familles seront bien plus inflexibles en tant qu’employeurs.
  2. Une bonne organisation des plannings de chacun 📅
    Il est important de se mettre d’accord sur des horaires arrangeants surtout quand la garde s’effectue au domicile de l’une des deux familles (ou alternativement entre les deux), et de s’y tenir tant que possible. Lorsque la garde s’effectue au domicile de la famille A et que la famille B arrive avec 1h de retard, cela retarde d’autant le dĂ©but de la soirĂ©e en famille de la premiĂšre famille 🙂 Autre point essentiel, les vacances ! Dans cette relation tripartite il est nĂ©cessaire considĂ©rer les obligations et envies de chacun Ă  l’avance pour qu’il n’y ait pas de problĂšmes avec des congĂ©s posĂ©s en derniĂšre minute, laissant l’autre famille (ou les deux si ceux lĂ  sont posĂ©s par la nounou!) dans l’obligation de se dĂ©brouiller autrement, dans des dĂ©lais difficilement gĂ©rables.

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J’avais envie de conclure cet entretien avec une question “bonus” Ă  Sarah, Ă  savoir, c’est quoi pour toi un Wonder parent en 2017 ? Sa rĂ©ponse est venue trĂšs naturellement :

Être un Wonder Parent en 2017 c’est arriver Ă  trouver un juste Ă©quilibre entre ton travail, ta famille et tes amis. Comme un tabouret Ă  3 pieds ! S’il en manque un tu ne tiens pas debout. Quand les autres te mettent la pression, c’est cet Ă©quilibre qui t’aide Ă  tenir


Un grand merci Ă  Sarah dont les conseils prĂ©cieux aideront – je l’espĂšre- plein de Wonder Parents Ă  commencer une garde partagĂ©e dans les meilleures conditions ! đŸ’Ș

A trùs vite par ici 😊

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